Selvage Stories

2011

Materials:

Fibres: Merino wool, mulberry silk, Tussah silk, linen, bamboo, cashmere, alpaca, cotton; Natural dyes: indigo, madder, eucalyptus, daisy, lantana, grey gum bark, bracken fern, ginger pods and stem, orange, turmeric and tomato; Mordants: Alum, cream of tartar, iron, tannin; MP3 players, headphones, ultra-lite keypads, acrylic paint, sound recordings, RFID tags, conductive ribbon, paper, compass’ and thermometers.

Concept:

Selvage stories is an analogue wearable navigation kit for ‘monadic’ travellers living in the margins and interstices between borders or nation state ideologies.

The installation articulates stories collected from peripatetic individuals such as nomads, migrants, immigrants, expatriates, post colonials, or
otherwise transient persons.

Visitors to the exhibition encounter an aesthetic fusion of tradition and technology in a series of wearable maps crafted from native fibres and dyed with natural dye stuffs collected from the region that the maps depict.

Two maps are woven for each location: topography and transport system. Technology is embedded into these ethnographic textiles. (A compass, an electricity plug converter, a rechargeable SIM card, a rechargeable RFID transport card and an MP3 player with headphones).

The maps form a series of pockets that are interchangeable on a base skirt. The skirt stands on a dressmaker’s dummy as a substitute for the anonymous traveller.

Viewers interact with the installation by putting on the headphones and listening to stories of locals while viewing the linked maps. For example:

Dembi from Inner Mongolia talks about his nomadic life and his time as a guard patrolling the Mongolia/China border.

Herr Litzrot from former East Berlin reflects on his culture pre and post communism.

David, an American historian reiterates the global development and origins of the notion of nation states.

Alan, a British immigrant to Australia tells tales of unspoken borders of class in the hierarchal England of his youth.

Etymologically ‘Selvage’ stems from late Middle English as an alteration of ‘self’ + ‘edge’. Flanagan’s ‘Selvage stories’ takes stories from the margins and embeds these texts into textiles.

And just as the words ‘Text’ and ‘Textiles’ evolved from the same etymological roots in the Latin word ‘Texus’, humans evolved from common biological roots. We could also hypothesize that the continents are related by having the same geological roots in the mythological Pangaea.

“The refugee should be considered for what he is, that is, nothing less than a border concept”.
Giorgio Agamben

Exhibitions:

  • 7th Triennale Internationale, Des Arts Textiles Contemporains de Tournai. 5 Continents Woven World, 10th July- 25th September 2011

Publications:

  • Rolet, Christian, 7th Triennale Internationale, Des Arts Textiles Contemporains de Tournai, Triennale Internationale de la Tapisserie et des Arts du Tissu, Tournai 2011. Pp. 21, 54-57.

Participants:

  • Celina Alvardo
  • David Champion
  • Janel Curry
  • Hugo Fuks
  • Hardy Litzrodt
  • Paula marie Hildebrandt
  • Despina Papadopolis
  • Dembe
  • Leung Mee Ping (Momo)

Thanks:

  • Aurilie Chardaine
  • Jeff Faiola
  • Benjamin Flanagan
  • Justin Leck
  • Heidi and Robert Litzrodt
  • Isacc Man
  • Tsolmon

 

French Translation

Selvage stories est un kit de navigation portable analogique pour voyageurs ‘”monadiques” qui vivent en marges et dans les interstices, entre les frontières et les idéologies de l’Etat-nation.

L’instalation s’articule autour des histoires de personnes itinérantes comme des nomades, des migrants, des expatriés, des post-colons, ou des personnes en transit.

Les visiteurs de l’exposition sont confrontés à une fusion entre l’esthétique traditionnelle et la technologie dans une série de cartes routières portables fabriqués à partir de fibres indigènes et teints avec des teintures naturelles, cueillies dans la région ou le pays que ces cartes représentent.

Les cartes sont tissés en fonction de chaque emplacement: le système de transports et la topographie constituent le kit de base, par la suite des cartes routières peuvent être ajoutées. Ceci est un travail en constante évolution, en fonction des déplacements de l’artiste la collection s’agrandie. A Tournai, par exemple des informations pour une nouvelle série de cartes et piste sonores vont être collectées. Les supports technologiques sont intégrés dans ces textiles ethnographiques. (Une boussole, une carte de transport rechargeable RFID, carte SIM et un lecteur MP3 avec des écouteurs).

Les cartes forment une série de poches qui sont interchangeables placées sur une jupe. Un mannequin de couturière sur lequel est positionné la jupe renvoie au voyageur anonyme.

Les spectateurs peuvent interagir avec l’installation grâce à un casque qui leur permette d’écouter les témoignages des différents intervenants tout en regardant les cartes qui lui sont proposées.

Par exemple: En Mongolie, Dembe parle de sa vie de nomade et tout particulièrement lorsqu’il était guarde à la frontière mongole/chinoise.

Herr Litzrot, originaire d’Allemagne de l’Est constate l’avant et l’après communisme.

David, un historien américain réitère le développement global et les origines de la notion d’États-nations.

Etymologiquement «Selvage» résulte de la fin de l’époque du Middle-english comme une altération du «moi» + «bord». En s’inspirant d’histoires en marge Tricia Flanagan avec the ” Selvage Stories” traduit ces textes en textile.

Les mots «Texte» et les «Textile», sont issus de la même racine étymologique, du latin “Texus”, l’Homme a évolué à partir des mêmes racines biologiques, on pourrait ainsi émettre l’hypothèse que les continents ont les mêmes racines géologiques comme le suppose la Pangée.

«Le réfugié doit être considéré pour ce qu’il est, et non pour ce qu’il représente car il n’est autre que le reflet d’un concept de frontière”.

Giorgio Agamben